| Mars 2007 Chaque année, pour les seules deux disciplines des courses de galop, 500 chevaux réformés des courses sont envoyés à l'abattoir alors qu'ils sont encore en bonne santé et plutôt heureux de vivre. Qui peut trouver cela normal ? Une grave carence en moyens et structures d'accueil attire de plus en plus l'attention. La nécessité de mise en place urgente de solutions doit devenir une priorité de terrain et moins de compréhension attristée. Les chevaux de courses doivent être tous traités dignement et ne devraient pas finir pour certains, en carcasses d'équarissage ou sur l'étal d'un boucher. Ils n'ont pas été élevés pour cela et les hommes lui doivent le respect qui est dû à ceux qui ont permis le spectacle et nourri quelques acteurs qui n'étaient pas sur la piste. Bien sûr, ce n'est pas le sort de tous et la plupart des juments sont réservées à la reproduction. Mais que deviennent les mâles et hongres de modeste qualité pour beaucoup inclassables dans la filière hippique traditionnelle ? La responsabilité des propriétaires est directement engagée. Celle des Sociétés de courses également, car elles délivrent le droit de courir, et moins celle des professionnels qui vivent auprès des chevaux et déplorent cette situation, en oubliant parfois de réagir. Le silence est souvent plus tranquille pour certains... La moindre des choses serait de reconnaître officiellement cela, et par voie de conséquence naturelle, d'agir concrètement et rapidement pour aider à casser cette fatalité imbécile, inhumaine et indigne de ce que les hommes savent valoir, quand ils le veulent. Le philosophe Sénèque a dit il y a 2000 ans, "Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons, mais parce que nous n'osons, qu'elles sont difficiles". Un article de presse a attiré mon attention (janvier 2007) sur une initiative qui va dans ce sens et en temps qu'homme de cheval, il m'est apparu évident d'apporter un soutien à ce projet né de concertations entre Mesdames Myriam Bollack-Badel, Elisabeth Doumen et Monsieur Philippe Ezri. Cela m'a naturellement suscité l'idée de mettre en place un site autonome dédié à cette cause. Vous y êtes. Son objet est de vous informer - entre autre - sur les dispositions prises par les dites-institutions dont France Galop qui a déjà ouvert un dossier et envisage la création d'un centre d'accueil pour les chevaux n'ayant pas trouvé d'adoptants, mais aussi et surtout, de sensibiliser les amoureux des courses, les médias spécialisés et bien entendu, les parieurs. Il pourra également recencer des personnes compétentes susceptibles d'accueillir des chevaux en fin de carrière pour leur offrir une retraite méritée et partager avec eux des moments de bonheur. Vous, qui lisez ces lignes et ne vous sentez peut-être pas directement concerné par cela, vous êtes dans l'erreur. Car ce sont les parieurs et l'opinion publique qui ont le vrai pouvoir. Ce sont eux qui alimentent tous les effets autour des décideurs et des institutions. Ils doivent savoir, comprendre, accepter ou refuser certains faits. Sinon, d'être considérés comme rien. Et nous ne sommes pas rien. Les chevaux non plus. Gérard Martinez |